Recherche | Research

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Le CRIDES s’intéresse à toutes les formes de régulation des entreprises et des parties prenantes à l’activité économique.

Le droit économique n’est pas à proprement parler un domaine du droit, il couvre en réalité plusieurs branches du droit parmi lesquelles le droit des sociétés, le droit fiscal, le droit du travail, le droit de l’innovation et de la transformation digitale de l’économie.

Les parties prenantes de l’entreprise sont très diverses, et au-delà des shareholders, de nombreux autres stakeholders font aussi l’objet de régulations (par ex. les travailleurs, y compris les plus créatifs, les syndicats qui les représentent, les investisseurs, les banques, les créditeurs, l’Etat percepteur ou subsidiant, etc.).
C’est pourquoi le droit de la sécurité sociale, le droit bancaire et financier, le droit fiscal et des finances publiques, le droit de la faillite font aussi l’objet de recherches et activités menées au sein du CRIDES.
Le droit économique ne se réduit donc pas au droit des affaires au sens étroit, même si le droit des entrepreneurs, autrefois appelé droit commercial, en constitue une dimension importante.
D’autres intérêts, comme ceux des générations futures à une planète vivable ou à une protection sociale soutenable dans un contexte de vieillissement de la population, sont aussi prises en compte dans les recherches du CRIDES.

La régulation soutenable de l’économie passe aussi par le changement des comportements, et la responsabilité sociale des entreprises (RSE) fait ainsi partie des centres d’intérêt des membres du CRIDES.

Le droit économique n’est pas un droit formaliste, il est vise à accomplir diverses fonctions et suppose des analyses intégrant les dimensions sociales et économiques des activités humaines. La méthode de recherche suivie par les chercheurs du CRIDES est donc largement interdisciplinaire.

Beaucoup des champs juridiques étudiés sont nés à la fin du 18ème siècle (le droit de la propriété intellectuelle) ou dans le courant du 19ème siècle (droit des sociétés, droit du travail, droit de l’impôt sur le revenu, etc.). Les recherches entreprises intègrent donc aussi cette dimension historique nécessaire à la bonne compréhension des évolutions plus récentes et des débats récurrents.

Les recherches menées obligent souvent à réfléchir aux libertés fondamentales, dont les libertés de travailler et d’entreprendre, la liberté de création, la liberté de contracter, la liberté d’association, les libertés de circulation et d’établissement. Le droit économique est un champ privilégié pour l’étude des justes équilibres entre ces libertés. Le droit qui intéresse les entreprises est très largement devenu européen, et aujourd’hui, toute régulation des entreprises doit être examinée à l’aune des grandes libertés économiques du Traité de Rome. Tous les chercheurs du CRIDES sont donc amenés à étudier de manière approfondie le droit européen.

Les recherches menées en droit économique au sein du CRIDES sont regroupées autour de quatre pôles principaux.

 

The research conducted at the CRIDES concerns all facets of economic law. It focuses on the regulation of companies and other undertakings (including non-profit organizations).

Economic law is not strictly speaking a field of law. It actually covers several branches of the law, among which: company law, tax law, labour law, intellectual property and tech law.

The stakeholders of a company are numerous. Beyond the shareholders, many other parties are also subject to regulation, e.g., the workers, including the most creative ones, the trade unions representing them, the investors, the banks and other creditors, the State (as taxing or subsidizing authority), etc. This is why social security law, banking and financial law, tax and public finance law, bankruptcy law are also the subject of research and activities carried out within the CRIDES.

Economic law is therefore not limited to business law in the narrow sense.

Other non-commercial interests, such as those of future generations to a liveable planet or to a sustainable social protection, including in a context of an ageing population, are also taken into account in the research of CRIDES' members.

A sustainable regulation of the economy also requires a change in behaviour, and Corporate Social Responsibility (CSR) is therefore one of the areas of interest of the CRIDES.

Economic law is not formalistic. It aims to perform various functions within the economy and the society. An adequate shaping of economic law requires to study the social and economic dimensions of human activities. The method followed by the CRIDES researchers is therefore widely interdisciplinary (for ex. it often integrates the “law and economics” perspective).

Many of the legal fields included within economic law emerged at the end of the 18th century (intellectual property law) or during the 19th century (company law, labour law, modern income tax law, etc.). The research undertaken therefore aims to integrate an historical or evolutionary approach, which is necessary for a good understanding of more recent developments and recurrent debates on the right regulation of businesses.

The research carried out often leads to reflect on the impact of fundamental freedoms, including the freedom to work, the freedom to do business, the freedom of creation, the freedom to contract, the freedom of association, the freedom of movement and establishment. Economic law is a privileged field for the study and fine-tuning of the balancing between these sometimes competing freedoms.

Today the regulation of economic activities is largely shaped by European law (for ex. EU regulations and directives). Also, most (national) regulation of the economy must be examined in the light of the major economic freedoms of the Treaty of Rome. All the CRIDES researchers are therefore led to study European law in depth.

The research carried out in economic law within CRIDES is grouped around four main poles.

 

update 08/2020