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Défense de thèse : Christophe Mincke

st-louis
Bruxelles
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Défense de thèse : Christophe Mincke 

 

Monsieur Christophe Mincke soutiendra publiquement sa thèse pour l’obtention du grade de doctorat en sciences politiques et sociales. 

 

La thèse s’intitule : « Espace-temps, mobilités, carcéralité. Un modèle d'analyse appliqué aux travaux préparatoires de la Loi pénitentiaire de 2005 ».
 

Le jury est composé de :

- Prof./Dr. Jean-Pierre Delchambre (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles), promoteur 
- Prof./Dr. Vincent Kaufmann (École Polytechnique Fédérale de Lausanne), lecteur externe
- Prof./Dr. Olivier Milhaud Samarina (Sorbonne Université), lecteur externe
- Prof./Dr. Julie de Dardel (Université de Genève), lectrice externe
- Prof./Dr. David Scheer (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles), secrétaire
- Prof./Dr. Abraham Franssen (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles), président

 

Résumé

Pourquoi la mobilité agite-t-elle tant nos sociétés ? Qu’est-ce qui nous fait la désirer à ce point, lui sacrifier tant, fonder sur elle de si grands espoirs ? Tel est l’un des deux axes de la thèse de Christophe Mincke. Dans le prolongement de sa thèse en droit sur la médiation pénale et des travaux de Bertrand Montulet sur les rapports à l’espace-temps (et avec la collaboration de ce dernier), mais aussi dans le contexte des travaux de Zygmunt Baumann, Luc Boltanski et Ève Chiapello, Hartmut Rosa, John Urry ou encore Tim Cresswell, il a développé une réflexion sur le rapport contemporain à l’espace-temps et aux mobilités matérielles et non matérielles. Il propose d’en faire un analyseur des systèmes contemporains de légitimité, en s’appuyant notamment sur la formalisation des « impératifs mobilitaires » qui s’imposent à nous.


Et, puisqu’il s’agit d’en faire un analyseur à large spectre, pourquoi ne pas se pencher sur un objet classique de la criminologie : la prison ? Plus spécifiquement, il s’agit d’analyser les travaux préparatoires de la loi pénitentiaire de 2005, lesquels constituent une tentative d’élaboration d’un nouveau projet pour la prison du 21e siècle. Un projet, telle est l’hypothèse, en phase avec la société mobilitaire. Christophe Mincke en tire la proposition d’une prison-gigogne, dans laquelle, au départ des murs de la prison-entrepôt se met en place une prison-centre de distribution. Ces deux projets, aussi contradictoires qu’opposés, permettent d’agencer – dans les discours du moins – un pénitentiaire de stockage – axé sur la détention des corps, mais devenu impossible à légitimer en tant que tel – et une carcéralité logistique prétendant réorienter les trajectoires sociales des détenu·es bien au-delà de l’enceinte de la prison, dans une optique de gestion des mobilités et de renforcement de la motilité des condamné·es. De la sorte, une mobilité éprouvante masquerait le maintien d’un système d’immobilisation pénible et, en retour, le second offrirait une clientèle captive à laquelle appliquer la première.
 

 

  • Vendredi, 02 octobre 2026, 16h00
    Vendredi, 02 octobre 2026, 18h00