120 crédits - 2 années
Horaire de jour - En français
Cadre francophone de certification (CFC) : 7
Stage : OUI
Activités en d'autres langues : NON
Introduction
L’interdisciplinarité et la pluridisciplinarité constituent des paramètres essentiels de la formation. Le master inter-universitaire de spécialisation est le seul, en Communauté française de Belgique, à couvrir globalement le champ de la conservation-restauration du patrimoine culturel immobilier et de ses spécificités.
Depuis sa création en 2008, le master a permis de réunir des auditoires de taille conviviale, promouvant la conduite de travaux et projets conjoints, et favorisant la rencontre entre des étudiants des trois régions de Belgique, mais également de plusieurs pays européens, africains et sud-américains (Algérie, Brésil, Cameroun, Colombie, Cuba, France, Espagne, Liban, Luxembourg, Maroc, Tunisie...).
Le master offre :
- un programme organisé par 5 universités (l'UCLouvain, l'Université libre de Bruxelles, l'Université de Liège, l'Université de Mons et l'Université de Namur), et une haute école (la Haute École Charlemagne) ;
- une formation multidisciplinaire méthodologique et pratique, de la conception à l'excécution des interventions ;
- d'acquérir la vision indispensable à toute intervention sur l’ensemble du patrimoine architectural, urbain, rural ou paysager ;
- une analyse sociologique et prospective du patrimoine, dans les aspects culturels et économiques de la conservation intégrée ;
- une formation assurée par des équipes de spécialistes et des experts extérieurs, ouvrant aux pratiques du métier et à la recherche.
Votre profil
Ce master est accessible si vous possédez un grade académique
- d’architecte et d'architecte paysagiste,
- de master en ingénieur civil architecte,
- en histoire de l’art et archéologie.
Possibilité d'admission sur dossier (voir les Conditions d’accès du master).
Votre programme
Structure
Le programme est composé de quatre modules décomposés en treize unités d'enseignement: anamnèse et diagnostic (Q1), intervention (Q2), exécution et suivi (Q3) et un travail final d’étude orienté application ou recherche (Q4). Ces ensembles thématiques structurent un programme à visée exhaustive et ambitieux, totalisant 120 crédits répartis en deux blocs annuels ou plus, si l'étudiant·e fait valoir un droit d'allègement l'autorisant à valider son programme sur une plus longue durée.
Contenu
Le module initial du premier quadrimestre permet à chaque étudiant·e de mettre à niveau ses connaissances dans les domaines qui lui sont moins familiers, selon sa formation initiale en histoire de l'art, archéologie, architecture ou ingénierie (méthodologie générale, collecte et analyse des données, cadre de la pratique). Inversement, le quatrième quadrimestre en fin de cursus ménage le temps nécessaire pour se concentrer sur les stages et le travail de fin d'études, présenté devant le jury et au cours d'une séance publique assortie d'une exposition de posters.
Quelle que soit la discipline de chacun·e, un des objectifs consiste à initier à la bonne gestion des pratiques et à sensibiliser à une interaction mieux coordonnée entre les entreprises, les artisans indépendants, les praticiens spécialisés, les experts en études préalables, les maîtres d’ouvrage, les administrations compétentes et les auteurs de projet. Dans cette perspective, l'établissement du master-plan et du dossier de restauration y compris les conditions d’intégration des techniques et normes de confort et de sécurité et le suivi de chantier constituent un module à part entière du troisième quadrimestre. Cette étape de la formation est préparée au deuxième quadrimestre avec une initiation aux études préalables, notamment les diagnostics et matériaux des gros et second œuvres, ainsi que la nécessité de préserver le caractère des biens concernés et de les adapter aux besoins et normes contemporains, par exemple en étudiant le fonctionnement des structures et équipements techniques, complètent l'approche multidisciplinaire des bâtiments. Les vestiges ruinés, entre autres archéologiques, et les parcs et jardins historiques achèvent de prendre en considération tous les aspects du patrimoine immobilier. L'initiation aux pratiques est conduit durant le cursus par le biais de séminaires, de stages, de visites, d'excursions et d'un voyage. Complétant les interventions d'invités extérieurs, le cycle de conférences « patrimoine » rythme également l'année académique de rencontres ouvertes au public.
Organisation
La formation est coordonnée par des titulaires issus de 11 facultés de philosophie et lettres, d'architecture, d'ingénierie architecturale, polytechniques et des sciences appliquées et d'une Haute Ecole de 9 campus francophones du pays (Bruxelles et Wallonie). De nombreux experts extérieurs (architectes et ingénieurs d’entreprises privées et de bureaux d’études), des praticiens de haut niveau de laboratoires et d’ateliers renommés ainsi que des artisans qualifiés et hautement spécialisés, tant en conservation qu'en restauration, participent intensivement aux formations. Toutes et tous partagent leurs savoirs faire, théoriques et méthodologiques sur chantiers, en laboratoire ou en auditoire. Outre les campus concernés (Mons, Bruxelles, Louvain-la-Neuve, Gembloux, Namur, Liège), les cours et les évaluations sont souvent centralisés dans le superbe écrin du Centre de formation aux métiers du patrimoine à l'abbaye de la Paix-Dieu, partenaire institutionnel majeur du master (AWaP, Amay). Les enseignements se déroulent régulièrement sur le terrain (chantiers, sites, visites de laboratoires...), singulièrement dans le cadre de l’étude de cas tranversale consacrée annuellement à un bien patrimonial remarquable. Les cours sont organisés les (mercredi)-jeudi-vendredi-samedi (septembre-décembre / janvier-avril).