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Cinéma-Débat | Karuara, peuple de la rivière

iacchos | Louvain-la-Neuve

iacchos
16 October 2025 , modifié le 28 November 2025

Dans de le cadre du colloque «Forêt amazonienne et frontières extractives : transformations et défis contemporains pour l’Amazonie et ses mondes », qui se tiendra le 25 novembre et 03 décembre 2025, le Centre d'études du développement de l’UCLouvain à le plaisir de vous inviter à participer du cinèma-débat du film documentaire intitulé « Karuara, peuple de la rivière », le 02 décembre à 16h00, au Studio11 (UCLouvain).

Ce film, dont sa projection est partie intégrante du programme du colloque, retrace le combat d'une femme autochtone courageuse et de sa communauté dans l’Amazonie péruvienne qui affrontent de puissants intérêts pour sauver leur rivière et le monde qu'elle abrite. Dans une réalité où la nature a un prix, ce film nous rappelle notre lien sacré avec l'eau.

| Synopsis |

Mariluz Canaquiri est une femme kukama, tendre, sage et forte. Pour elle et son peuple, le fleuve est le « ɨa » (ee-ah). Il est le centre, la force et la mère de leur univers. Ils s'en nourrissent, s'en abreuvent, le traversent ; ils y versent leurs larmes et leurs sourires. Mais le lien est encore plus profond. Sous la surface du fleuve vivent les karuaras, ou gens de la rivière. Quand une personne se noie dans le fleuve, elle ne meurt pas, elle devient un karuara ou gens de la rivière, et va vivre dans les villages et les villes qui se trouvent sous le fleuve. Elle se communique avec ses proches dans leurs rêves. 

Les Karuaras se reposent dans des hamacs en boa, portent des chaussures en carachamas (poissons), ont des crabes comme montres et des raies comme chapeaux. Ils utilisent des sardines comme cigares. Ce sont des êtres puissants. Lorsque leurs proches humains sont malades, ils sont appelés pour les guérir. La survie des Karuaras est étroitement liée au peuple Kukama. L'un ne peut vivre sans l'autre, tous les deux sont les gardiens du fleuve et de la forêt.

Les marées noires, les grands navires commerciaux et les mégaprojets fluviaux menacent les fleuves et tous leurs habitants, y compris le monde d'en bas, celui des Karuaras. L'oubli, qui porte l'odeur du monde moderne, guette les communautés. Mariluz affirme que son peuple est confronté à un génocide culturel. Alors que les entreprises étrangères et l'État pillent les ressources de l'Amazonie, les communautés indigènes sont privées des infrastructures de base telles que les écoles, les collèges, les centres de santé et l'eau potable.

Karuara, les gens de la rivière, rappellera aux spectateurs que chaque rivière, lac et ruisseau est sacré et que les fragiles ressources en eau de notre planète doivent être protégées.

Réalisation du documentaire

Le processus de réalisation du documentaire a duré 10 ans et comprend également la production de plusieurs courts métrages avec Radio Ucamara et la Fédération des femmes Kukama (coproductrices du documentaire), des actions de sensibilisation dans les médias sur plusieurs cas, tels que celui de la voie navigable amazonienne et la demande de déclarer le fleuve Marañón sujet de droits, ainsi que la publication d'un livre de contes ancestraux illustré de peintures réalisées par des enfants kukama. L'Association Quisca (productrice du documentaire) est une association à but non lucratif enregistrée au Pérou, qui se consacre à la production et à la diffusion d'œuvres audiovisuelles visant à provoquer des changements sociaux (www.karuara.com). 

Fiche technique :

PAYS : Pérou 

DOCUMENTAIRE – COULEUR – 2024 – 78 min 

Réalisation : MIGUEL ARAOZ CARTAGENA, STEPHANIE BOYD

Langue originale : espagnol, kukama-kukamiria

Sous-titres: français, espagnol et anglais

Public recommandé : adapté au grand public

Inscription : carlos.vera@uclouvain.be