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L’IA peut-elle vraiment permettre de distinguer une création humaine d’un texte généré par une intelligence artificielle ?

comu | Louvain-la-Neuve, Mons

comu
25 September 2026

Ce vendredi, Antonin Descampe, professeur en journalisme à la Faculté de communication de l’UCLouvain et chercheur sur la thématique de l’IA dans les médias et le journalisme, était invité dans Matin Première, aux côtés de Valérie Piette, vice-rectrice de l’ULB en charge de l’IA, et de Philippe Campolini, avocat spécialisé en propriété intellectuelle, innovation et IA.

Au cœur des échanges se trouvait l’actualité très récente des accusations d’utilisation de l’IA générative et de plagiat visant l’auteur Thélyson Orélien.  Face à un texte suspecté d’avoir été généré par une IA, peut-on réellement apporter des preuves ? 

Antonin Descampe rappelle que contrairement aux humains, les IA ont une façon d’écrire particulière : plus régulière et prévisible. C’est notamment sur cette particularité que reposent les outils de détection, qui permettent d’établir des statistiques et d’estimer, avec un certain degré de probabilité, si un texte a été généré par une IA. Une piste, donc, mais pas une preuve absolue.  

Cette question de l’utilisation de l’IA dépasse d’ailleurs largement le monde de l’édition et du journalisme. À l’université aussi, l’arrivée de cette technologie bouleverse les pratiques. L’enjeu ne se limite pas à la détection de la fraude ou du plagiat : l’IA invite également à repenser les objectifs des cours, les méthodes d’évaluation et, plus largement, toute la chaîne de l’enseignement.

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