The promises and pitfalls of Mobile Phone Survey for mortality measurement in Low- and Middle-Income Countries
iacchos | Louvain-la-Neuve
Kassoum Dianou
soutiendra publiquement sa dissertation
The promises and pitfalls of Mobile Phone Survey for mortality measurement in Low- and Middle-Income Countries:
a case study in Burkina Faso
pour l'obtention du grade de Doctorat en sciences politiques et sociale
le vendredi 4 septembre 2026 à 15h30
au LECL93
Abstract
This doctoral thesis examines the potential and limitations of mobile phone surveys (MPS) for estimating mortality in low- and middle-income countries, where incomplete civil registration systems hinder reliable data collection. Using Burkina Faso as a case study, the thesis compares mortality estimates derived from MPS with those from censuses, Demographic and Health Surveys (DHS), Health and Demographic Surveillance Systems (HDSS), and other survey sources.
The analysis focuses on four key areas: selection bias related to phone ownership, variations in mortality estimates, reporting errors, and the capacity of MPS to capture excess mortality in conflict settings.
Results indicate that MPS tend to underrepresent disadvantaged populations, leading to a downward bias in mortality estimates, particularly for adults. This bias is only partially mitigated by weighting. While child mortality estimates from MPS can align with those from conventional sources when using indirect methods, adult mortality remains underestimated.
However, MPS demonstrate significant value in insecure areas, effectively capturing excess child mortality driven by indirect household-level factors. Overall, MPS serve as a complementary tool for mortality monitoring, particularly in fragile contexts.
Résumé
Cette thèse doctorale évalue le potentiel et les limites des enquêtes téléphoniques (MPS) pour estimer la mortalité dans les pays à revenu faible et intermédiaire, où les lacunes des systèmes d'état civil restreignent l'accès à des données fiables. En prenant le Burkina Faso comme étude de cas, elle compare les estimations des MPS à celles issues des recensements, des enquêtes démographiques et de santé (EDS), des systèmes de surveillance démographique et de santé (HDSS) et d'autres sources.
L'analyse se concentre sur quatre mécanismes clés : les biais de sélection liés à la possession d'un téléphone, les écarts d'estimation, les erreurs de déclaration et la capacité des MPS à détecter la surmortalité en période de conflit.
Les résultats indiquent une sous-représentation des populations défavorisées, ce qui conduit à une sous-estimation de la mortalité, particulièrement chez les adultes. Bien que la pondération corrige partiellement cette sous-estimation, la mortalité adulte reste sous-estimée, principalement en raison de la nature du questionnaire utilisé, même si la mortalité infantile peut être cohérente avec les sources classiques.
Néanmoins, les MPS s'avèrent utiles dans les zones d'insécurité, où elles parviennent à capter une surmortalité infantile liée à des facteurs indirects. Elles représentent donc un outil complémentaire précieux pour le suivi de la mortalité.
Membres du jury
Prof. Bruno Masquelier (UCLouvain), co-promoteur
Prof. Abdramane B. Soura (Université Joseph Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso), co-promoteur et secrétaire du jury
Prof. Philippe Bocquier (UCLouvain), président du jury
Prof. Carren Ginsburg (University of the Witwatersrand, Johannesburg, South Africa),
Prof. Aristide Bado (Institut de Recherche en Sciences de la Santé, Ouagadougou, Burkina Faso),
Prof. Georges Reniers (London School of Hygiene & Tropical Medicine, London, UK),
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