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Campagne Masculinités - Together-EDI

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17 September 2026

Les normes virilistes nous enferment. Parlons-en.

C’EST QUOI, ÊTRE UN MEC AUJOURD’HUI ? 

Pleurer, demander de l’aide, montrer ses émotions, ne pas avoir envie de se battre ou de boire… Rien de tout cela ne rend moins « homme ». Pourtant, dès l’enfance, beaucoup de garçons entendent ce qu’un « vrai mec » devrait être fort, dominant, sûr de lui, performant, solide, compétitif et toujours disponible sexuellement. Et si on décidait d’en parler ?

Les normes de genre ne déterminent pas automatiquement nos comportements, mais elles influencent ce que nous croyons devoir montrer, cacher ou accepter. Certaines injonctions associées à la virilité - ne jamais paraître faible, devoir séduire, dominer, tout régler seul ou toujours être partant sexuellement - peuvent peser sur les hommes eux-mêmes et abîmer leurs relations avec les autres. 

Masculinités, virilisme, masculinisme…                                                                           De quoi parle-t-on précisément ?
  • Quand on parle de « masculinités », on entend les différentes manières de vivre et d’exprimer le fait d’être un homme. Il n’existe pas une  « bonne façon » d’être un homme. L’identité de genre est une notion fluide, c’est la manière dont une personne se ressent et se définit intérieurement : femme, homme, les deux, ni l’un ni l’autre, ou autrement. Inutile d’essayer d’y mettre une étiquette ou d’y attribuer des comportements-types donc. 
  • Les normes virilistes, ce sont les attentes sociales qui définissent ce qu’un homme devrait être ou faire : se montrer fort, contrôler ses émotions, s’imposer, être performant, ne pas demander d’aide ou être toujours disponible sexuellement. Elles présentent certains comportements comme plus « masculins » que d’autres et peuvent limiter les hommes tout en favorisant des rapports de domination envers les femmes, mais aussi entre hommes.
  • Le masculinisme, c’est l’ensemble des discours et des mouvements qui présentent les hommes comme victimes des avancées féministes et remettent en cause l’égalité entre les genres.

Quel rapport avec les violences sexistes et sexuelles ?

Une remarque sexiste, une pression sexuelle et une agression ne sont pas des actes de même gravité. Mais ils peuvent s’inscrire dans un même environnement où certaines attitudes sont banalisées : considérer qu’il faut insister, valoriser la domination, se moquer du refus ou dévaloriser ce qui est associé au féminin. Lorsque ces attitudes restent sans réaction, elles contribuent à rendre les violences plus acceptables, moins visibles ou plus difficiles à dénoncer. C’est ce qu’on appelle la culture du viol.

La pyramide de violences illustre bien la logique continuum dans les violences sexistes et sexuelles. À sa base se trouvent des comportements souvent banalisés (remarques sexistes, dévalorisation ou pression) qui contribuent à créer un climat favorable à des violences plus graves, comme le harcèlement, les agressions sexuelles ou le viol. La pyramide ne signifie pas que chaque comportement situé à la base mène mécaniquement à une violence grave. Elle montre que les violences se développent plus facilement dans un environnement qui banalise le sexisme, la domination et le non-respect du consentement.

Les discours masculinistes peuvent renforcer ce terreau en légitimant la domination masculine, en banalisant le sexisme et en présentant l’égalité ou le consentement comme des menaces ou des contraintes. Les identifier et les questionner c’est donc participer à la prévention des violences sexistes et sexuelles.