Masculinisme et réseaux sociaux
edi |

En Fédération Wallonie-Bruxelles, 75 % des jeunes interrogé·es ont déjà entendu parler du masculinisme et 64,5 % y ont été exposé·es sur les réseaux sociaux1. Certains contenus commencent par parler de confiance en soi, de séduction, de sport ou de difficultés vécues par les hommes. Ils peuvent ensuite glisser vers une vision dans laquelle les femmes, le féminisme ou les personnes LGBTQIA+ seraient responsables de ces difficultés. Regarder une vidéo suffit parfois à en faire apparaître beaucoup d’autres. Être exposé·e à ces contenus ne signifie pas qu’on y adhère : l’important est de pouvoir les identifier et les questionner.
Tips pour identifier les discours mascu :
- présenter les femmes comme un groupe homogène et leur attribuer des intentions communes
- décrire les relations entre les genres comme une lutte dans laquelle les hommes seraient perdants
- présenter le féminisme et les avancées vers l’égalité comme des menaces
- désigner les femmes ou les personnes LGBTQIA+ comme responsables des difficultés rencontrées par les hommes
- faire croire que la valeur, la virilité ou les chances de séduire d’un homme dépendent essentiellement de son apparence physique, de sa musculature, de la taille de sa mâchoire ou de ses performances sexuelles
- promouvoir des transformations physiques extrêmes, des substances ou des interventions médicales sans information fiable sur leurs risques
exploiter le mal-être et les complexes de certains jeunes hommes pour vendre des contenus, des produits, des formations ou du coaching.
1 Forum des Jeunes, consultation de 2 021 jeunes menée entre octobre 2025 et janvier 2026.