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Quel rapport avec les violences sexistes et sexuelles ?

edi |

Une remarque sexiste, une pression sexuelle et une agression ne sont pas des actes de même gravité. Mais ils peuvent s’inscrire dans un même environnement où certaines attitudes sont banalisées : considérer qu’il faut insister, valoriser la domination, se moquer du refus ou dévaloriser ce qui est associé au féminin. Lorsque ces attitudes restent sans réaction, elles contribuent à rendre les violences plus acceptables, moins visibles ou plus difficiles à dénoncer. C’est ce qu’on appelle la culture du viol.

La pyramide de violences illustre bien la logique continuum dans les violences sexistes et sexuelles. À sa base se trouvent des comportements souvent banalisés (remarques sexistes, dévalorisation ou pression) qui contribuent à créer un climat favorable à des violences plus graves, comme le harcèlement, les agressions sexuelles ou le viol. La pyramide ne signifie pas que chaque comportement situé à la base mène mécaniquement à une violence grave. Elle montre que les violences se développent plus facilement dans un environnement qui banalise le sexisme, la domination et le non-respect du consentement.

Les discours masculinistes peuvent renforcer ce terreau en légitimant la domination masculine, en banalisant le sexisme et en présentant l’égalité ou le consentement comme des menaces ou des contraintes. Les identifier et les questionner c’est donc participer à la prévention des violences sexistes et sexuelles.