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C'est quoi être un mec, aujourd'hui ?

edi |

Pleurer, demander de l’aide, montrer ses émotions, ne pas avoir envie de se battre ou de boire… Rien de tout cela ne rend moins « homme ». Pourtant, dès l’enfance, beaucoup de garçons entendent ce qu’un « vrai mec » devrait être fort, dominant, sûr de lui, performant, solide, compétitif et toujours disponible sexuellement. Et si on décidait d’en parler ?

Les normes de genre ne déterminent pas automatiquement nos comportements, mais elles influencent ce que nous croyons devoir montrer, cacher ou accepter. Certaines injonctions associées à la virilité - ne jamais paraître faible, devoir séduire, dominer, tout régler seul ou toujours être partant sexuellement - peuvent peser sur les hommes eux-mêmes et abîmer leurs relations avec les autres. 

Masculinités, virilisme, masculinisme… De quoi parle-t-on précisément ?
  • Quand on parle de « masculinités », on entend les différentes manières de vivre et d’exprimer le fait d’être un homme. Il n’existe pas une  « bonne façon » d’être un homme. L’identité de genre est une notion fluide, c’est la manière dont une personne se ressent et se définit intérieurement : femme, homme, les deux, ni l’un ni l’autre, ou autrement. Inutile d’essayer d’y mettre une étiquette ou d’y attribuer des comportements-types donc. 
  • Les normes virilistes, ce sont les attentes sociales qui définissent ce qu’un homme devrait être ou faire : se montrer fort, contrôler ses émotions, s’imposer, être performant, ne pas demander d’aide ou être toujours disponible sexuellement. Elles présentent certains comportements comme plus « masculins » que d’autres et peuvent limiter les hommes tout en favorisant des rapports de domination envers les femmes, mais aussi entre hommes.
  • Le masculinisme, c’est l’ensemble des discours et des mouvements qui présentent les hommes comme victimes des avancées féministes et remettent en cause l’égalité entre les genres.