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La charte UCLouvain pour une mobilité internationale responsable

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Depuis 2023, ce document de référence est adopté par tous les instituts et l'administration centrale et depuis 2025 l'ensemble des universités de la communauté Wallonnie-Bruxelles ainsi que le FNRS se sont accordés sur une charte similaire. Dès lors, c'est l’ensemble des membres du personnel de l'Université qui s’engage à suivre un cheminement en trois étapes dès qu’une participation à un évènement organisé à l’étranger se présente : réduire - remplacer – contribuer.

  Télécharger la charte de mobilité internationale responsable et l'arbre décisionnel

Existe-t-il une modalité virtuelle de participation qui me permette de rencontrer mes objectifs pour cet évènement ? 

est la première question à se poser en amont. Dans certains cas, le recours à la téléconférence (potentiellement en différée) est envisageable via un ordinateur propre ou via le matériel performant mis à disposition dans l’une des salles dédiées de l’UCLouvain.


Economies d'émissions : elles sont importantes.
Ex. Une journée en virtuel émet moins d’1 kg d’éq. CO2 contre un aller-retour en avion Bruxelles - Rome qui consomme 300 fois plus.
 

 Quel est la durée de mon voyage depuis Bruxelles? 

La charte distingue trois types de destinations :
•    Verte, le temps du voyage en train depuis Bruxelles est inférieur à 6 heures. Je choisis alors le train, le bus ou une formule de covoiturage.
Ex : Aix-en-Provence, Cambridge, Frankfurt, Groningen, Hannover, Leeds, Lyon, New Castle, Sheffield, Southampton, etc.
•    Orange, le temps du voyage en train depuis Bruxelles n’excède pas huit heures. J'envisage le train.
Ex : Berlin, Cardiff, Genève, Glasgow, Hamburg, Lausanne, Zürich, etc.
•    Rouge, pour les durées de trajet plus longues, je peux prendre l’avion et je compense l’impact carbone de mon voyage via la contribution carbone (étape 3).


Economies d'émissions :
En voyageant en train plutôt qu’en avion, l’empreinte carbone est drastiquement diminuée tout en ne faisant pas forcément grimper le prix du billet.
Ex. Un aller-retour Bruxelles - Marseille comptabilise 4kg d’eq. CO2 en train contre 220 kg d’éq. CO2 en avion. Si le coût du bagage et du transport entre Nîmes et Marseille sont inclus, le prix du trajet en avion équivaut à celui du train.
 

Dans le cas d’un déplacement en avion (préférentiellement sans escale), une « contribution verte », destinée à un fonds localisé au niveau de l’entité signataire, est versée, soit 50€ par tonne de CO2. Cette contribution correspond à l’empreinte carbone liée au vol. Dès qu’une telle initiative sera instituée au niveau légal, la contribution ne sera plus nécessaire au niveau de l’Institution.

La contribution carbone vise à rétablir un prix plus juste par rapport aux déplacements en avion en y incluant, au moins partiellement, le dégât causé à l’environnement. Sur base des travaux d’économistes, le montant proposé de la contribution par tonne de CO2 est de 50€, avec un taux de croissance de 4% par an. Plusieurs solutions sont possibles pour prendre en charge ce montant : ressources diverses, budget de fonctionnement (F+E). Dans le cas particulier d’un voyage lié à une coopération avec un pays du sud, une contribution centrale est prévue. Il s’agit d’un signal symbolique par rapport à la « dette écologique » occidentale vis-à-vis des pays du Sud.

Le fonds de contribution est localisé au sein de l’entité signataire, le fonds soutient des actions visant à réduire son empreinte carbone. L’institut, la faculté ou le service fait alors ses choix. Quelle initiative les investissements récoltés vont-ils soutenir ? Un abonnement Cambio, une contribution au surcoût potentiel des voyages en train, un achat de vélos électriques, etc.