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La charte UCLouvain pour une mobilité internationale responsable

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Depuis 2023, ce document de référence est adopté par tous les instituts et l'administration centrale et depuis 2025 l'ensemble des universités de la communauté Wallonnie-Bruxelles ainsi que le FNRS se sont accordés sur une charte similaire. Dès lors, début 2027, la charte sera intégrée dans les normes de gestion de l'Université et c'est donc l’ensemble des membres du personnel de l'Université qui devrons suivre un cheminement en trois étapes dès qu’une participation à un évènement organisé à l’étranger se présente : réduire - remplacer – contribuer.

  Télécharger la charte de mobilité internationale responsable et l'arbre décisionnel

Existe-t-il une modalité virtuelle de participation qui me permette de rencontrer mes objectifs pour cet évènement ? 

est la première question à se poser en amont. Dans certains cas, le recours à la téléconférence (potentiellement en différée) est envisageable via un ordinateur propre ou via le matériel performant mis à disposition dans l’une des salles dédiées de l’UCLouvain.


Economies d'émissions : elles sont importantes.
Ex. Une journée en virtuel émet moins d’1 kg d’éq. CO2 contre un aller-retour en avion Bruxelles - Rome qui consomme 300 fois plus.
 

 Quel est la durée de mon voyage en train depuis Bruxelles? 

Les normes de gestion distinguent deux types de destinations :
•   Les villes vertes : le temps du voyage en train depuis Bruxelles est inférieur à 6 heures (liste annexée ci-dessous). L'avion n'est pas remboursé, je me déplace alors en train, en bus ou en covoiturage.
Ex : Aix-en-Provence, Cambridge, Frankfurt, Groningen, Hannover, Leeds, Lyon, New Castle, Sheffield, Southampton, Genève, etc.
•   Les autres villes : pour les durées de trajet plus longues, le train reste autorisé, éventuellement avec une nuit d’hôtel, si nécessaire. Je peux également prendre l’avion en payant une contribution carbone pour les vols extra-européens afin de prendre en compte les externalités environnementales (étape 3).


Economies d'émissions :
En voyageant en train plutôt qu’en avion, l’empreinte carbone est drastiquement diminuée tout en ne faisant pas forcément grimper le prix du billet.
Ex. Un aller-retour Bruxelles - Marseille comptabilise 4kg d’eq. CO2 en train contre 220 kg d’éq. CO2 en avion. Si le coût du bagage et du transport entre Nîmes et Marseille sont inclus, le prix du trajet en avion équivaut à celui du train.

 

Listing des villes vertes :
Les villes vertes sont les villes accessibles en moins de 6h de train depuis Bruxelles-midi en fonction de la durée la plus courte du trajet durant les horaires de travail (sur le site Eurail.com).

Télécharger la liste (non exhaustive)
 

Dans le cas d’un déplacement en avion (préférentiellement sans escale), une « contribution verte », destinée à un fonds localisé au niveau de l’entité signataire, est versée, soit 50€ par tonne de CO2. Cette contribution correspond à l’empreinte carbone liée au vol. Pour les vols intraeuropéens, depuis 2026, la législation européenne oblige les compagnies aériennes à acheter des certificats verts équivalant à l'impact CO2 de leurs vols. Ils ne sont donc plus repris dans la contribution carbone de l'Université puisque déjà intégré dans le prix des billets.

 

La contribution carbone vise à rétablir un prix plus juste par rapport aux déplacements en avion en y incluant, au moins partiellement, le dégât causé à l’environnement. Sur base des travaux d’économistes, le montant proposé de la contribution par tonne de CO2 est de 50€, avec un taux de croissance de 4% par an. Plusieurs solutions sont possibles pour prendre en charge ce montant : ressources diverses, budget de fonctionnement (F+E). Dans le cas particulier d’un voyage lié à une coopération avec un pays du sud, une contribution centrale est prévue. Il s’agit d’un signal symbolique par rapport à la « dette écologique » occidentale vis-à-vis des pays du Sud.

 

Le fonds de contribution est localisé au sein de l’entité signataire, le fonds soutient des actions visant à réduire son empreinte carbone. L’institut, la faculté ou le service fait alors ses choix. Quelle initiative les investissements récoltés vont-ils soutenir ? Un abonnement Cambio, une contribution au surcoût potentiel des voyages en train, un achat de vélos électriques, etc.