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Energie et bâtiments

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Avec 400 000 m² de bâtiments académiques et 200 000 m² de logements, la consommation énergétique des bâtiments représente près d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre de l’UCLouvain. Depuis 15 ans, l’université agit pour améliorer leur performance énergétique et, depuis 2021 (adoption du 1er Plan Transition), pour réduire les besoins en énergie et développer les énergies renouvelables.

Objectifs de CAP 2030

En termes de trajectoire, l’UCLouvain vise la neutralité carbone de ses bâtiments (scopes 1 et 2) d’ici 2035, et celle de l’ensemble de ses activités (scope 3) à l’horizon 2050.

La décision d'entrer activement dans la transition énergétique a amené l'université et son administration du patrimoine immobilier et des infrastructures à établir une stratégie Energie ambitieuse, multisite et plurielle. La logique globale appliquée s'appuie sur la vision négaWatt qui envisage d'atteindre un optimum énergético-environnemental en trois étapes : la sobriété, l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

  • Optimiser l’utilisation du chauffage et des espaces disponibles afin de réduire les besoins en énergie
  • Poursuivre l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments en accélérant le rythme des rénovations (35 % de bâtiments académiques ayant atteint le standard basse consommation d’ici 2030 et 60 % en 2040)
  • Augmenter significativement la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique afin d’atteindre 100 % d’énergie verte d’ici 2035

Chiffres clés

Projets en cours

Projets réalisés

Proposé dans le cadre du premier Plan Transition, une étude intitulée « Définition d’une stratégie de rénovation immobilière permettant une vision complète de scenarii de rénovation des enveloppes et systèmes des bâtiments de l’université pour les amener à l’horizon 2035-2040 à un niveau de consommation énergétique compatible avec l’ambition de neutralité carbone de l’université » a été commanditée à un bureau d’étude spécialisé.


Dès 2023, les résultats de cette étude ont permis de définir la stratégie de rénovation du patrimoine bâti de l'UCLouvain avec une connaissance précise de l’impact économique, via le temps de retour sur investissement, et de l’impact environnemental, en termes de réduction de CO2. Les recommandations du bureau d’étude prennait également en compte l’impact environnemental des techniques proposées pour les rénovations, via l’utilisation de l’outil Totem qui évalue cet impact sur l’ensemble du cycle de vie des matériaux.

 

En réponse à cette étude, l’UCLouvain a décidé d’accélérer fortement la rénovation de son patrimoine bâti en y dédiant une enveloppe de près de 100 millions d’euros, sur les 300 millions estimés pour rénover l’ensemble des bâtiments prioritaires.

En 2022, la température cible du chauffage dans les bureaux et auditoires a été abaissée à 19°C (au lieu de 21°C). Cette mesure de sobriété énergétique constitue un levier concret de réduction des émissions de CO₂ (voir objectifs stratégiques du Plan Transition CAP 2030). Depuis 2022, elle a permis de diminuer la consommation de chauffage d’environ 15 %, soit près de 3 % de l’empreinte carbone totale de l’université (bilan carbone 2024).

 

Le bien-être des membres du personnel étant également un axe du plan stratégique de l’université, il a été décidé, en suivi de l’enquête PULSE-T et à la demande des membres du CPPT (Comité pour la Prévention et la Protection au Travail), d’accompagner cette décision de mesures collectives et individuelles permettant à chaque membre du personnel de bénéficier néanmoins d’un confort thermique satisfaisant.
 

En savoir plus sur le chauffage des bâtiments et l'accompagnement du personnel

Depuis le 1er janvier 2022, 100 % de l’électricité consommée à l’UCLouvain est verte. L’université a conclu un contrat d’approvisionnement avec de nouveaux fournisseurs qui lui garantissent une origine totalement verte de son électricité. 


Une grande part de l’électricité était déjà verte à l’université, grâce notamment à la centrale de cogénération de Louvain-la-Neuve, qui couvre 65% de la consommation du site. Aujourd’hui, le complément consommé est également vert et ce sur tous les sites de l’université.

Bâtiment emblématique de la cité louvaniste et du pôle administratif de l’Institution, les Halles universitaires ont vécu une importante rénovation de leur enveloppe et de leurs techniques spéciales. Les objectifs ? Améliorer le confort des occupant∙es au quotidien, diviser par trois les consommations énergétiques du bâtiment et respecter un optimum économique.


Concrètement, les travaux suivants ont été réalisés : la pose de nouveaux châssis, l’isolation des toitures et de certains murs extérieurs ainsi que la mise en place d’une ventilation mécanique contrôlée et d’une stratégie de gestion de la surchauffe. Ce chantier imposant a aussi été l’occasion d’engager des travaux complémentaires de mise en conformité concernant, entre autres, la sécurité incendie, l’électricité, la réfection des bétons, l’accès optimal aux personnes à mobilité réduite, etc.

Conçue en 1974,  la « Tour de Serres », située dans le haut de Louvain-la-Neuve, a été entièrement rénovée à partir de 2020 dans une démarche de durabilité et d’efficacité énergétique. Ce bâtiment de 6 500 m² accueille aujourd’hui laboratoires, bureaux, locaux d’enseignement et espaces polyvalents (principalement des locaux de l’Earth and Life Institute et de la faculté AGRO).


La rénovation a profondément transformé le bâtiment, tant sur le plan énergétique qu’en matière de confort et d’usages. Les anciennes façades en béton ont été remplacées par des façades bioclimatiques en bois et végétalisées qui améliorent les performances énergétiques tout en favorisant la lumière naturelle et le bien-être des occupant·es.

Quatre tours du campus de Bruxelles Woluwe, Erlich, Van Helmont et deux tours de l’Institut de Duve (comprenant laboratoires, bureaux, salles didactiques, etc.), ont bénéficié en 2020 d’un « lifting énergétique » ou « reglazing » : les vitres ont été remplacées sans toucher aux châssis. L’intérêt du « reglazing » ? Sa rapidité puisqu’il ne faut que 40 minutes pour remplacer les vitres d’un châssis. 


Outre une meilleure isolation thermique des locaux et le confort acoustique des utilisateurs et utilisatrices, ce chantier permet d’éviter l’émission de quelques 220 tonnes de CO2 par an et d’économiser 17 % de chauffage par an. Quant au temps de retour sur investissement, il est de 5,7 ans.
 

En savoir plus

L’UCLouvain FUCaM Mons a accueilli le premier projet pilote d’installation photovoltaïque de l’université : 285 panneaux solaires ont pris place en 2018 sur la toiture du bâtiment principal. 13% de la consommation énergétique du site était ainsi assurée.


Début 2023, une nouvelle installation photovoltaïque dans le cadre de la construction du nouveau bâtiment, a complété l’installation initiale. Ainsi équipé, le campus produit l’équivalent de 30% de ses consommations.

A Woluwe, la toiture du bâtiment Simonart a également été recouverte de panneaux photovoltaïques. 

Érigée au cœur du site de Woluwe à côté des Cliniques universitaires Saint-Luc, la tour Laennec abrite des laboratoires, des bureaux, une plateforme technologique ultra moderne, une animalerie de pointe ainsi que le Centre académique de médecine générale (CAMG).

Cette 9e tour, d’une superficie totale de 4 758 m² répartie sur sept niveaux, a été conçue pour se rapprocher au plus près du standard passif. Des réflexions profondes ont été menées sur les hypothèses de confort des occupant∙es (confort thermique et éclairage naturel), de flexibilité des espaces (évolution du bâtiment pour des usages futurs) et de réduction drastique de la consommation énergétique du bâtiment (éclairage led, chaudière à condensation, ventilation double flux, étanchéité à l’air). L’analyse de choix de matériaux de parements a abouti à privilégier le bois, une grande première sur le site de Woluwe.