Xylothèque et herbarium ELIE

ELIE Louvain-La-Neuve

Collections en présence

4 types de collections sont présents au sein de la xylothèque-herbarium d’ELIE : des échantillons de bois (xylothèque), des collections d’herbier (herbarium), des collections de graines (carpothèque) et des collections conservées dans de l’alcool.

Depuis le départ du Prof. Gilbert, les collections contenues dans l’herbarium sont restées en dormance. Ainsi, en 2021, le contenu de l’herbier était inconnu, tout comme l’état dans lequel se trouvait ces collections. Durant l’été 2022, un important de travail de tri et d’inventaire des collections d’herbier a été réalisé par l’équipe des sciences forestières. Ce travail a montré la valeur de ces collections et son potentiel de valorisation.

Histoire des collections

La xylothèque-herbarium appartient à l’ex-unité des Eaux et Forêts (EFOR) de l’UCLouvain, intégrée au Pôle des sciences environnementales de l’Earth and Life Institute. Elle a été constituée, en parallèle avec la xylothèque, par G. Gilbert, professeur à la faculté des sciences agronomiques de Louvain à la fin des années 1960.

Les collections tropicales ont été pour la plupart rassemblées durant les années 1930-1960 dans le cadre des recherches menées à l’INEAC (l’Institut National pour l’Etude Agronomique du Congo belge, devenu l’INERA à l’indépendance). Les collectes tempérées sont plus tardives et ont été principalement réalisées dans un but pédagogique, pour permettre aux étudiant·e·s d’observer les espèces enseignées durant leurs cours de dendrologie.

Xylothèque

L’inventaire de la xylothèque est actuellement toujours en cours.

 

Qu’est-ce qu’un herbier (herbarium) ?

Un herbier est une collection d’échantillons de plantes (ou de parties de plantes), séchés et accompagnés de différentes informations concernant l’individu collecté (espèce, taille, utilisations locales) et le lieu de collecte (altitude, biotope, type de végétation environnante).

Par extension, l’herbier désigne également le lieu qui contient ces collections.

A quoi ça sert ?

L’origine des herbiers, c’est-à-dire le processus de conserver des plantes séchées, pressées et montées sur des planches, remonte au 16e siècle. Initialement, les herbiers étaient constitués par des botanistes dans le but de décrire, de nommer et de classer les espèces ainsi que pour pouvoir identifier des spécimens en les comparant à des spécimens de référence déjà collectés. Néanmoins, d’autres utilisations des herbiers ont commencé à émerger au fil des années : depuis les sciences naturelles (botanique, écologie, entomologie, phylogénétique) aux sciences de l’éducation, en passant par l’histoire des sciences. Les herbiers peuvent, entre autres, servir : (i) à l’étude de la biodiversité et à la répartition des espèces ; (ii) à la compréhension des relations entre les plantes et leur environnement, (iii) à la documentation des changements biologiques (e.g. réponse des espèces aux changements climatiques) ; (iv) à l’étude de l’histoire des sciences ; (v) à l’enseignement de la diversité des plantes.

L’herbarium en résumé

  • Nombre de spécimens: au total, nous estimons le nombre de spécimens présents dans l’herbarium entre 8 000 et 10 000. Il s’agit principalement de ligneux.

  • Couverture géographique : les spécimens proviennent d’au moins 22 pays, les plus représentés étant les pays d’Afrique centrale (République démocratique du Congo, Burundi).

  • Nombre de familles botaniques recensées : 144.

  • Période couverte : de 1825 à 2021. Le plus ancien spécimen recensé date de 1825 (Herbier Bory de SaintVincent) La plupart des spécimens ont cependant été collectés entre 1930 et 1970.

  • L’herbier ELIE est enregistré dans l’Index Herbariorum sous le code « LOUV ». https://sweetgum.nybg.org/science/ih/herbariumdetails/?irn=262732

Equipe et contacts

Liens vers documents

  • Rapport de tri et d'inventaire de l'herbarium (été 2022) ►►►

  • Inventaire partiel manuscrit de l'herbier général ►►►