À la découverte de la peinture murale romaine

Louvain-La-Neuve

 les étudiant·es FIAL au Centre d’Étude des Peintures Murales Romaines (CEPMR) de Soissons

Dans le cadre du cours LARKO2371 (Italie et Provinces romaines B), les étudiant·es de master en archéologie, histoire, philologie classique, romanes et latin-français de l’UCLouvain ont eu l’opportunité de visiter le Centre d’étude des peintures murales romaines (CEPMR) à Soissons, en France, accompagnés par leur enseignant Paolo Tomassini (chargé de cours invité) et la Dr. Martina Marano (chargée de recherche UCLouvain). Le CEPMR est un centre d’excellence en Europe et dans le monde pour la peinture romaine, qui regroupe des archéologues, des restaurateurs, des historiens de l’art, des chimistes et des infographistes spécialisés dans l’étude, la conservation et la valorisation de ce type particulier de décor de l’Antiquité, de la fouille à leur exposition en musée. 

Grâce à l’accueil chaleureux de Sabine Groetembril, responsable scientifique du CEPMR et alumna de l’UCLouvain, les étudiant·es ont pu suivre le travail du « toichographologue », le spécialiste des enduits peints. Les étudiant·es ont eu la chance de pouvoir voir, toucher et manipuler des fragments de peintures antiques, en se confrontant de manière directe et complète à toutes les étapes du travail : recomposition des peintures fragmentaires, restitution graphique des décors et de l’architecture, analyse archéologique de l’enduit, étude archéométrique des pigments et mortiers, consolidation et restauration des surfaces peintes, montage sur panneau et exposition muséographique. 

Le groupe a ainsi appris qu’une peinture murale, spécialement si elle est dans un état fragmentaire, contient une quantité considérable d’informations, étant une image mais aussi une matière, composée de pigments appliqués sur des couches de mortier, et une partie d’une architecture, dont la peinture constitue l’épiderme et parfois le seul vestige d’éléments aujourd’hui disparus, comme les voûtes, les plafonds, les portes et les fenêtres. 

Cela a donc été une occasion rare de se confronter avec un type de production qui est rarement vue dans les cours d’archéologie et d’histoire de l’art de l’Antiquité et qui pourtant offre un angle d’approche privilégié pour étudier non seulement l’histoire de l’art et des techniques mais aussi la société, le statut de l’image, des espaces, des artisans et des commanditaires d’époque romaine. De plus, la visite a été une manière pour les étudiant·es d’approfondir leur matière de cours d’une manière plus directe et concrète à travers une expérience formative originale, qui leur a également permis de connaître un aspect peu connu des métiers du patrimoine ainsi que d’ouvrir la voie à d’éventuelles possibilités de collaboration futures, puisque le CEPMR organise des stages et des formations professionnalisantes pour les étudiant·es fraîchement diplômés.

 

Pour plus d’informations : www.appa-cepmr.fr

Texte rédigé par Paolo Tomassini, chargé de cours invité UCLouvain

 

Publié le 07 novembre 2021