Première édition du prix littéraire "Liste Goncourt / Le choix de la Belgique"

Louvain-La-Neuve

Publié le 13 janvier 2017

Une après-midi de débat s'est déroulée le mardi 13 décembre 2016 à l'Ambassade de France, suivie d'une soirée de proclamation à la Résidence de France en présence de l'Ambassadrice de France en Belgique, Bernard Pivot, Pierre Assouline et Jacques De Decker.

Décerné pour la première fois en France au début du XXe siècle, le prix Goncourt couronne chaque année, à l’arrière-saison, une œuvre en prose de langue française. Depuis 1998, d’autres prix se sont établis à l’étranger en marge du Goncourt français, avec le soutien de l’Académie Goncourt. Ceux-ci, regroupés sous l’appellation « Liste Goncourt », permettent aux étudiants de niveau master et doctorat d’élire un livre à partir de la première sélection officielle du Goncourt français.

A l’occasion du Goncourt 2016, un semblable prix a été créé en Belgique (à l’initiative de l’Ambassade de France en Belgique, le bureau Europe de l’Ouest de l’Agence universitaire de la Francophonie et l’Alliance française de Bruxelles-Europe, en collaboration avec Passa Porta, la maison internationale des littératures à Bruxelles). Concrètement, il s’est agi pour neuf universités belges (francophones et néerlandophones) de constituer, chacune, des groupes de lecture afin de choisir un livre dans la liste des 16 ouvrages en lice -cinq exemplaires de chaque titre leur ayant été distribué en début d’année. Par la suite, 18 étudiants délégués (2 par université) ont été conviés à l’Ambassade de France à Bruxelles pour y constituer le jury de délibération national. Au terme d’âpres débats, ayant duré plus de trois heures, cinq voix sur neuf (une par université) ont fini par se porter, au deuxième tour, sur le choix du livre de Catherine Cusset « L’Autre qu’on adorait »… choix qui était celui porté par les deux délégués de l’UCL, Louis Mores et Alexandra Hawkins

 

Ces derniers expliquent : Nous avons, en effet, été sensibles à cette autofiction audacieuse, narrée en « tu », qui aborde sans tabou la maladie du trouble bipolaire, le monde impitoyable des sphères intellectuelles et interroge le lecteur sur la conception de l’échec dans notre société : la réussite de la vie se juge-t-elle à l’aune du succès ? Ils précisent également: Nous conseillons à tous ceux et celles qui ont une curiosité prononcée pour découvrir ou approfondir la littérature actuelle et sa critique littéraire mais aussi pour vivre l'exercice de l’argumentation et de la joute verbale de participer à la prochaine édition de ce prix qui a vocation à se répéter annuellement. Nous tenons, par ailleurs, à remercier chaleureusement M. Piret, professeur référent chargé d’encadrer le groupe de lecture de l’UCL, d’avoir pu participer à ce projet qui nous a permis d’adjoindre à notre cursus en lettres romanes des connaissances sur les enjeux sociaux, économiques mais aussi diplomatiques, parfois opaques, qui percutent la vie des livres. Nous tenons également à exprimer notre gratitude à l’Université catholique de Louvain, notre Alma Mater, d’avoir rendu ce projet possible.

La proclamation s’est déroulée peu après à la Résidence de France en présence de l’Ambassadrice de France, Bernard Pivot, Pierre Assouline et Jacques De Decker. Louis Mores et Alexandra Hawkins ont eu l’honneur, d’annoncer publiquement le nom de la lauréate et d’expliquer leur choix à la presse. Il est prévu que la lauréate, Catherine Cusset, vienne recevoir son prix, au mois de mars, à la maison internationale des littératures Passa Porta à Bruxelles.

 

 

 

Texte et montage photo
par Louis Mores et Alexandra Hawkins

 

 

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