Voyage au bout du monde : les étudiants ARKE à la découverte de l’Océanie

Louvain-La-Neuve

Ce mercredi 13 décembre, les étudiants du cours LARKE 1220 Archéologie : méthodes scientifiques et travaux II (prof. Marco Cavalieri), dans le cadre du projet pédagogique « Apprendre in itinere » ont eu l’occasion de visiter l’exposition « Oceania », aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles. Accueillis par un guide d’exception, le commissaire de l’exposition Nicolas Cauwe, c’est un véritable voyage à l’autre bout du monde que les futurs archéologues de l’UCL ont pu réaliser, au cœur de l’Océan Pacifique. Grâce aux riches collections des musées belges, rassemblées pour l’occasion, les étudiants sont partis à la découverte de la Papouasie, de la Nouvelle-Calédonie, de la Micronésie, de Fidji, de Tahiti, des Marquises, de la Nouvelle-Zélande, d’Hawaii et de l’île de Pâques.

                                              

L’invitation au voyage est un thème central dans cette exposition, qui se présente comme un « voyage dans l’immensité » de l’océan où l’on retrace les routes suivies par les premiers grands explorateurs, de Magellan à James Cook. Grâce à l’expertise du Capitaine Cauwe, ces îles – à l’aura magique et mystérieuse dans l’imaginaire collectif – ont montré l’énorme richesse de leur patrimoine et la complexe ritualité de ces civilisations reculées, peuples de grands navigateurs qui occupèrent l’Océanie avec toutes les îles du Pacifique par vagues de migration successives. L’occasion pour les étudiants était aussi rare que privilégiée, dans la mesure où ils ont pu se confronter à une réalité qui n’est jamais vue dans les cours et qui leur a été expliquée par un des plus grands experts en la matière. De plus, l’exposition constitue un excellent exemple de muséographie, où toutes les pièces entrent dans un dialogue constant dans le but de raccourcir les distances, qu’elles soient géographiques, culturelles ou temporelles. Cela se traduit par exemple dans la disposition des vitrines, qui respecte la position géographique des îles permettant ainsi une véritable « navigation » à 360° de l’Océanie, ou encore dans la partie finale de l’exposition, consacrée aux œuvres en pierre de l’artiste contemporain Jean Paul Forest, qui vit et travaille à Tahiti et Moorea. Une très belle expérience donc, et une occasion précieuse d’enrichissement culturel et d’élargissement à de nouveaux horizons.

Paolo Tomassini et Martina Marano

Publié le 20 décembre 2017