Des échanges et des débats passionnants

Jérôme

Legros

Diplômé du master en politique économique et sociale de la Fopes

Témoignage de Jérôme Legros, diplômé du master en politique économique et sociale de la Fopes en 2017.

Faire la FOPES, c'était un rêve de gosse. J'ai eu un parcours scolaire un peu chaotique en secondaire. Je ne me sentais pas capable de faire l'université à la sortie des secondaires. J’ai alors décidé de faire des études d’assistant social à Cardijn. En faisant Cardijn, je passais devant la rue de la Lanterne Magique, où se situe la Fopes, en me disant qu'après une expérience professionnelle, j'irais bien au bout de mon idée de faire la FOPES. Cardijn et mon expérience professionnelle m'ont affranchi de cette crainte par rapport à l’université. J’ai donc tout naturellement posé ma candidature à la Fopes pour valoriser mon expérience et devenir universitaire.

Ce qui a été déterminant dans mon parcours, c'est la volonté d'aller au bout de mon projet, fixé depuis longtemps. Par ailleurs, j'avais aussi envie de pouvoir approfondir mon Bac d'assistant social et d’avoir des outils critiques plus affûtés pour mieux me positionner professionnellement et personnellement. Enfin, je ne serais pas complet si je ne précisais pas que j'espérais aussi bénéficier du barème de Master. Je travaille avec des universitaires qui font le même travail que moi et qui sont mieux rémunérés. J'ai toujours vécu cela comme une injustice. La voilà rétablie !

Je pourrais parler des heures de mes années d’études à la Fopes. Ce que j'ai envie de dire aujourd'hui c'est que la nostalgie est mon sentiment le plus présent. Même si ces trois années étaient très exigeantes, elles étaient réellement incroyables. Incroyables en découvertes: de soi, de ses propres capacités, des autres, de la force de l'intelligence collective. Les cours et les profs m'ont passionné, parfois quelque peu démoralisé aussi. En effet, quand on analyse finement les effets du capitalisme dans les rapports sociaux, économiques et politiques, on se rend compte qu’il faut avoir une forte dose d'optimisme pour espérer inverser les choses et tendre vers plus de justice.

C'était dur mais très riche. J'ai mis un an à faire le deuil de la Fopes. A l'époque, tous mes temps libres étaient comblés par la lecture, l'écriture. Après la Fopes, moi qui espérais tant retrouver du temps libre, je ne savais plus comment l’occuper. C'était terrible : c'est comme si on m'avait amputé d'un membre !

J'ai eu de la chance de passer trois ans dans un sous-groupe d'une qualité incroyable. Sans eux, je ne crois pas que j'aurais réussi à aller au bout. La solidarité présente dans ce sous-groupe a été notre force et nous a permis de fournir un travail de qualité supérieure à celui que nous aurions effectué seuls.

La relation avec les profs est très riche et particulière également. On sent que nous parlons d'adulte à adulte et avons, à leurs yeux, une légitimité au regard de notre expérience professionnelle. Ils sont à notre disposition et nous tirent toujours vers le haut : tout est mis en place pour nous éviter l'échec. Il y a davantage de proximité avec les enseignants que ce qui existe dans le cadre des cours donnés en grands auditoires : il y a des échanges et des débats passionnants avec des personnes qui maîtrisent incroyablement bien leurs sujets.

Il y a eu des retombées de mon parcours à la Fopes tant du point de vue professionnel que personnel. Après quelques mois de patience, mon employeur a valorisé mon diplôme au barème Master. Je constate également que je suis beaucoup plus efficient dans mon travail. Au niveau personnel, je me vois grandi. Mon engagement citoyen n'a pas faibli, que du contraire ! J'ai l'impression d'avoir un décodeur depuis que je suis fopésien. Je ne suis plus dupe des jeux d'acteurs, des langues de bois et des faux semblants. Le fait d'avoir les clés pour comprendre notre société me conforte dans ma volonté d'être acteur de changement, d’œuvrer vers davantage de justice sociale et de soutenir une économie durable.

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