Année des mondes numériques

Modifier notre rapport au monde

Le numérique fait aujourd’hui partie intégrante de notre quotidien ; sa présence est aussi permanente qu’inaperçue. Avec le numérique, une nouvelle culture s’offre à nous et nous oblige à modifier notre regard sur le monde.
L’UCL l’a bien compris : elle a intégré le développement numérique dans les axes prioritaires de son plan stratégique « Louvain 2020 ». Ce projet affirme l’ambition de notre institution d’être une université où le numérique favorise la création, la diffusion et l’acquisition de connaissances.

Et dans ce cadre, l’université a clairement pris le parti de l’Open, c’est-à-dire d’une approche d’ouverture, de collaboration et de partage de connaissances, soutenue par des technologies appropriées. En choisissant le thème des « Mondes numériques » pour son année académique 2017-2018, l’UCL a permis de mettre ce projet en lumière, d’approfondir la réflexion autour de la place du numérique dans l’université et de faire connaître les nombreuses initiatives en cours dans ce domaine. Elle lui a aussi permis d’analyser les enjeux sociétaux que pose le numérique et de jeter un regard critique et réflexif sur ses pratiques.

Car dans le débat sur le numérique, les universités ont un rôle particulier à jouer. « L’université s’est construite sur l’écrit, rappelle Aurore François, professeure en histoire et en archivistique à la Faculté de philosophie, arts et lettres, et co-pilote de l’Année Louvain des mondes numériques. La transition numérique amène donc l’université à se réinventer. » Yves Deville, professeur d’informatique à l’École Polytechnique de Louvain, et autre co-pilote de l’année thématique, souligne, lui, le formidable impact qu’a eu le développement du numérique sur la création : « Celui qui invente quelque chose le met immédiatement sur le web. Cela peut-être un poète qui publie ses poèmes sur un blog, un groupe qui dépose sa musique sur Youtube ou une association qui fait appel au crowdfunding pour donner vie à des projets. »

Et de conclure : « Le numérique transforme le monde. C’est pour cette raison que l’université se doit de l’aborder à travers une réflexion qui dépasse le cadre purement technologique pour l’inscrire dans la pluralité des questionnements qui habitent les enjeux qu’il pose et les dynamiques qui l’entourent. »