MT180 : les gagnants UCL

Publié le 29 mars 2017

Ils sont 12 à avoir défendu leur thèse en 180 secondes lors de la finale UCL du concours, le 23 mars dernier : Léopold Vanbellingen, Abir Asmar, Michael Peeters, Olivia Le Pioufle, Nicolas Audag, Alban Jago, Marie Alsamour, Anne-Laure Sennesael, Quentin, Pierre-Antoine Haddad, Angèle Merlet et Nané Kochoian. Quatre d’entre eux ont remporté les suffrages UCL et participeront à la finale interuniversitaire qui aura lieu à l’UCL le 23 mai prochain : Marie Alsamour, Abir Asmar, Quentin Cappart et Angèle Merlet. Félicitations !

Découvrez ci-dessous les quatre gagnants et un papier d’ambiance de la finale du 23 mars ci-dessous. Rendez-vous en mai pour soutenir les doctorants de toutes les universités francophones !

Un show de têtes bien faites

180 secondes leur sont imparties, pas une de plus. Pour présenter le résultat de plusieurs années de recherche. L’exercice est périlleux. Vulgariser une thèse en moins de temps qu’il faut pour cuire un œuf, mission impossible ? Pas tant que ça. Mais l’enjeu est de taille. A la clé du concours, quatre précieux sésames pour la finale interuniversitaire « Ma thèse en 180 secondes » ont été distribués.

Les candidats sont sagement rangés à gauche dans l’auditoire, prêts et concentrés. Ils sont douze. Tous sont sur leur trente-et-un. A l’approche du début du concours, on sent la pression grimper. Pour certains, le strapontin n’est pas de trop. Ce n’est pas le moment d’avoir les jambes en coton ! Pas pratique pour soutenir le poids d’une tête bien faite… Pour d’autres candidats, la détente est le mot d’ordre. Quoi qu’il en soit, ils sont tous habités par la même envie. Ils ont hâte !

Quelques retardataires se faufilent pour gagner leur place. Ils ne détourneront pas l’attention des premiers en lice, ceux-là demeurent imperturbables. Une fois tout le monde vissé sur son siège (à l’exception des présentateurs), il reste peu de places. La salle est animée. On ressent l’agitation ambiante. Puis, la voix du présentateur demande le silence. Subitement, plus un bruit. Comme au cinéma, lorsque la lumière s’éclipse.

Le show commence. Devant un public devenu silencieux et sous l’œil du jury qui occupe les premières places, les 12 candidats se succèdent. Un à un, ils viennent exposer, devant un public profane, leur thèse à l’épreuve du temps. Une fois sur scène, ils troquent leur casquette de doctorant pour celle de comédien, voire d’humoriste. Certains éblouissent par leur prestance scénique. D’autres, par leur art à vulgariser leurs « bizarreries » scientifiques en termes accessibles au commun des mortels. Les derniers encore se détachent par leur habileté à faire rire. Tous manient l’art de raconter des histoires. Ils prennent le public par la main, le guidant là où ils veulent l’emmener. Les propos sont limpides. Tout parait clair. Des molécules au nom barbare deviennent les héroïnes d’une fiction, et ça fonctionne. Le tout est cohérent et on se laisse prendre au jeu. L’espace de 3 minutes, ils nous emmènent dans leur univers.

Rien ne vient entrecouper les présentations, à part les rires (pendant) et les applaudissements nourris qui ponctuent chaque passage. Entre les thèses, les deux présentateurs reprennent les rênes, avec humour. L’interaction entre eux est savoureuse.

A l’issue d’un concours haut en couleurs et en émotions, la pression retombe. Les candidats, soulagés, ont laissé leur sort entre les mains du jury chargé de déterminer les meilleurs candidats sur base de 3 critères : le talent d’orateur, la qualité de la vulgarisation et la structuration de l’exposé. Les gagnants ? Ils sont 4, visiblement heureux.

Mais peu importe les résultats, ils nous ont séduits. Malgré le chronomètre et en dépit du stress, ils sont parvenus à communiquer leur passion. N’est-ce pas déjà une victoire ?

Pour la finale interuniversitaire, il faudra patienter jusqu’au 23 mai. Nous, on a hâte !

Guillaume Debry, stagiaire en communication

https://uclouvain.be/fr/sciencetoday/actualites/tic-tac-l-edition-2017-est-en-marche.html