Au fil(m) de l'eau

LOUVAINS

Loïc de La Tullaye et son frère Geoffroy sont des aventuriers-documentaristes, engagés pour un développement durable et équitable. Leur fil rouge : l’eau.

«Si on faisait le tour du monde ? » C’est par cette proposition de son frère Geoffroy que débutent l’aventure de Loïc de La Tullaye, diplômé UCL – alors ingénieur commercial au sein de SGS, une entreprise de certification –, et leur carrière de documentaristes au service d’un monde plus durable.

2003, année internationale de l’eau douce, leur offre la thématique de leur ‘Hydrotour’, road-trip passant par 36 pays. L’objectif : dresser un diaporama des usages et pratiques de l’eau dans le monde, en rencontrant populations, entreprises et scientifiques. Ils en tirent un livre, des conférences et l’attention des médias.

Positive, l’expérience donne naissance à quatre expéditions, réalisées en side-car, qui les mènent respectivement en Chine, sur la Route de la Soie, en Afrique et en Amérique du Sud et permettent d’exploiter les thématiques des échanges, de l’alimentation ou encore des changements climatiques.

Chacune envisage un aspect du développement humain au travers du prisme de l’eau. « L’eau est le centre de l’organisation humaine », explique le bioingénieur. « Tant que l’être humain n’y a pas accès, toute l’activité des enfants comme des adultes est centrée sur sa recherche. Une fois ce problème réglé, les populations peuvent développer leurs échanges, leur commerce… et les enfants aller à l’école. »

Les reportages tirés de leurs voyages, véritables plaidoyers pour une meilleure humanité ont été diffusés sur France 5. Celui consacré à l’expédition ‘Amérique du Sud’ a été présenté au Festival international du film Eau et Climat de l’UCL à Louvain-la-Neuve en février 2017.

Julie Claus
Promotion des études et enseignement

> www.lesfrereslatullaye.fr

Diplômé de la Faculté des bioingénieurs de l’UCL (1999), Loïc de la Tullaye a été mis à l’honneur par le Parlement wallon comme ‘Talent 2016’

Photo: Les frères de La Tullaye

    Article paru dans le Louvain[s] de mars-avril-mai 2017