Traversée en dialogues

LOUVAINS

Pour tracer une vision, il a décidé de mettre l'université en dialogues. L’oreille est attentive, entre humilité et subtilité. Le regard est curieux, entre intelligence et bienveillance. Pendant une année, le recteur s’est fait cheville ouvrière. Vincent Blondel a ouvert les portes et les fenêtres de son université. Et l’air frais est passé.

L'UCLouvain s'est extirpée de son monologue, qui aurait été la discussion menée entre soi. Elle s'est dégagée de la tentation de la tirade, qui aurait été l'expression de celle qui sait tout. Pendant une année, l'université a cheminé à travers (‘dia’) les paroles (‘logos’). Des dialogues singulièrement pluriels de par les personnalités rassemblées et les thèmes abordés.

De nombreux ministres, de multiples décideurs, des personnalités extérieures, des chercheurs attachés à l'Alma mater ont été reçus. Ils ont parlé en toute liberté. À chaque fois, un académique a cependant balisé ce dialogue, non pour l'enfermer mais pour le permettre. Les invités ont posé sur la table leurs clés du pouvoir et du savoir. Pour partager une expérience, pour nourrir le débat, pour alimenter la réflexion, pour abreuver la source des infinies possibilités d’avenir de l’Alma mater. Architecture, genre, entrepreneuriat – les multiples thèmes traités – sont autant de remises en question et d’appels à écouter, évaluer, confronter.

Un recueil collectionne les débats ainsi menés comme autant de respirations et de possibilités d'inspiration pour l’UCLouvain. C’est une invitation à voir grand, à penser autrement, à confronter de belles envolées et de concrètes réalités. On y trouvera à boire et à manger, à picorer et à éliminer. Tout n'est pas réussi. Rien n'est tout à fait abouti. Et il est heureux qu'il en soit ainsi. Ces dialogues sont à présent posés dans un ouvrage. Ils sont livrés sur papier et sur le web pour parler à chacun des lecteurs qui s'y plongera. En cela, le dialogue ne fait que commencer.

 

 

 

 

 

Catherine Ernens
Journaliste à Moustique

 

    Article paru dans le Louvain[s] de septembre-octobre-novembre 2018