Qui sont les 55 et + d’OLLN ? Cultivés, ouverts et geek !

Communiqué de presse

L’habitant type d’OLLN de 55 ans et + ? Il est titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur, plutôt porté sur les nouvelles technologies et aime la mixité sociale et intergénérationnelle. Ce sont les résultats d’une étude menée et financée par l’UCL, avec le soutien de la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et de son conseil des Ainés, destinée à dresser le portrait type des habitants d’OLLN de 55 ans et +, toujours plus nombreux à venir s’installer dans la commune. L’étude se base sur un échantillon de 372 répondants, âgés de 55 à 95 ans.

L’objectif de cette étude ? Dresser le portrait d’une génération, de plus en plus présente à OLLN (surtout depuis 2005) et tenter de comprendre ce qui les attire. Un portrait utile pour ensuite évaluer leurs attentes et les défis en matière de politique communale. L’autre intérêt, pour l’UCL : la constitution d’une base de données sociologique et démographique sur cette catégorie de la population, avec l’intention, à terme, d’étendre cette analyse au reste de la Belgique.
L’originalité de cette recherche ? La méthode novatrice de récolte des données : les chercheurs UCL ont impliqué, dès le départ, citoyens et décideurs politique, pour affiner leur questionnaire et ainsi davantage coller aux préoccupations de terrain.

Le profil des 55 et + à OLLN ?

  • 69 % d’entre eux sont diplômés de l’enseignement supérieur (la moyenne wallonne est de 22 %). Un chiffre qui se rapproche de la moyenne du BW (pour les 25-64 ans), qui est de 57 % (chiffres 2017), soit le taux de diplômés de l’enseignement supérieur le plus élevé d’Europe, devant Londres, Oslo, Paris et Berlin.
  • Le type de ménage moyen ? Sans surprise, des personnes seules ou en couple, sans enfant. On retrouve très peu de parents accueillant encore un enfant chez eux (après échec sentimental ou autre).
  • 46 % s’estiment en bonne santé
  • 44 % se sont installés à OLLN après 2000 (coïncide avec la construction de l’Esplanade, en 2005)

Vivre à OLLN ? C’est le bonheur ! 92 % des personnes interrogées à LLN et 82 % dans le reste de la commune s’estiment satisfaites, voire très satisfaites de leur lieu de vie. Pourquoi ? Grâce aux services et commerces ; à la facilité des déplacements ; à la proximité de la famille ; ou pour y avoir déjà résidé auparavant (surtout vrai à Ottignies). Très peu mentionnent être dérangées par les nuisances sonores ou par l’absence de propreté. Par contre, nombreux sont ceux qui mettent en avant la convivialité (70%).

Jamais sans ma voiture ! C’est l’un des résultats les plus étonnant : + de 80 % des personnes interrogées possède toujours une voiture. Alors que ces mêmes personnes sont venues vivre dans la commune, notamment pour son aspect piéton et qu’elles disent privilégier la marche ou l’utilisation du vélo.

Tous des geeks ? Près de 80 % des individus naviguent régulièrement sur internet (cela augmente même avec l’âge). Tandis que 40 à 60 % d’entre eux communiquent régulièrement via Skype ou WhatsApp.

La majorité des personnes interrogées sont très satisfaites de leur commune. Il y a cependant deux points noirs soulevés par les répondants, la mobilité et le logement :

  • Mobilité : favoriser les transports publics inter-quartiers (bus électriques), l’accès aux PMR, harmoniser l’utilisation des espaces partagés (cohabitation piétons, vélos et véhicules de livraison), + de parkings
  • Logements : coûts élevés (surtout à LLN), manque de logements sociaux (favoriserait la mixité sociale)

Quant aux éléments à améliorer, ils pointent la propreté et surtout, les relations intergénérationnelles, avec des idées à la clé : création de maisons de quartiers ; favoriser les liens avec les écoles maternelles et primaires ; rencontres avec les étudiants internationaux de l’UCL.

      Contacts (presse) : Jean-Paul Sanderson, auteur de l’étude et chercheur à l’Institut d’analyse du changement dans l’histoire et les sociétés contemporaines de l’UCL : 010 47 45 43 ou GSM sur demande
      Vincent Vandenberghe, professeur à l’Ecole des Sciences économiques de l’UCL : 010 47 41 41
      Marc Francaux, prorecteur au développement régional de l’UCL : GSM sur demande

      Publié le 18 juin 2018