Valérie Collige-Neuenschwander

Maître de langues, Présidente du Département de français
Institut des langues vivantes (ILV)

Valérie Collige-Neuenschwander

Que représentent pour vous les utopies du temps présent ?

René Char a écrit : « l’impossible, nous ne l’atteignons pas, il nous sert de lanterne. » J’aime beaucoup cette définition qui met l’accent sur le pouvoir positif de l’utopie. J’ai envie de croire en un monde meilleur. Les utopies me font rêver, imaginer, regarder loin devant. Ce sont les utopies qui donnent l’énergie d’avancer dans le bon sens.

 
Est-ce le rôle d’une université de ranimer ce besoin d’utopies ?

Bien sûr. Comme le suggère le mot « ranimer », il est plus que jamais nécessaire de « mettre le feu » à de beaux grands projets fédérateurs ! L’université est l’endroit rêvé pour chercher, innover et partager les idées les plus déraisonnables. Le projet « Utopies pour le temps présent » est un beau grand projet interdisciplinaire qui, personnellement, m’enthousiasme.

 
En quoi ce thème concerne-t-il les étudiants?

Les étudiants préparent le monde de demain. Même s’ils sont parfois désenchantés, ils n’en restent pas moins les mieux placés pour croire et demander l’impossible. C’est important de leur donner la parole et de les écouter.

 
Quelle est votre utopie pour le temps présent ?

Parler toutes les langues qui existent sur cette terre ! Il y en a environ 6912…

► Projet:

Les Semaines Langues & Cultures à l'Institut des langues vivantes : festival du film