Thèses en cours

Appréhender la performance sociale dans les entreprises sociales : mesures d’impact et impact des mesures

Chercheure : Coralie Helleputte
Promotrice : Anaïs Périlleux
Le projet de recherche a pour objectif d’approfondir, au-delà des discours mais sur base d'une expérience concrète, les connaissances sur les conditions d'implémentation des mesures de la performance sociale dans une approche multidimensionnelle qui tienne compte des différents enjeux politiques, organisationnels, épistémologiques et méthodologiques. Il vise à développer une réelle démarche de recherche transdisciplinaire, c'est-à-dire qui relie enjeux scientifiques et défis sociétaux, sur la question de la performance sociale dans l’entreprise sociale à travers la mesure de l’impact social.
Concrètement, il s’agit de mener une étude d’impact et discuter des tensions qu’une telle démarche révèle (peut-on quantifier le social ? que mesure-t-on réellement ? quel est l’impact des mesures sur l’organisation ? etc.), en s'appuyant sur des méthodes quantitatives et qualitatives.

Sorties du sans-abrisme et l’articulation entre collectif et individuel - Expérience de personnes sans-abri et de travailleurs sociaux face aux nouveaux dispositifs d’action sociale

Chercheure : Josepha Moriau
Promoteur : Martin Wagener
La thèse s’intéresse à l’enjeu de la ré-affiliation sociale qui rencontre non seulement notre intérêt par rapport aux différents dispositifs de logement mais aussi comme sociologues qui travaillent sur la question du sans-abrisme et pour lesquels la reconstruction des liens sociaux est l’un des facteurs essentiels pour connaître une meilleure insertion comme citoyen porteur de droits dans cette société. Dans la suite des travaux de Castel, Dubet et de Martuccelli nous privilégions une lecture en termes d’expérience sociale qui analyse les individus face aux épreuves de l’action (assurer une position socio-économique en lien avec des marges d’action), de l’intégration ou du lien social (appartenir à des communautés, élaborer des liens sociaux soutenants, …) et de la subjectivation (développer une activité critique, devenir sujet de sa vie). De manière très concrète, si des formes de vie en collectivité semblent des fois être source de difficultés dans les différentes maisons d’accueil (perte d’autonomie, cadres peu agréables, problèmes sécuritaires,…), l’individualisation de la prise en charge amène également son lot de problèmes (isolement, difficulté de créer un réseau, difficulté de se réintégrer dans des circuits hors du dispositif en question,…). Dès lors, la question de la recherche s’inscrit dans une volonté d’arriver à identifier la juste place de l’individuel ainsi que du collectif dans les trajectoires de personnes sans-abris à la sortie du sans-abrisme.

A socio-economic analysis of the different logics of mico-entrepreneurs in the Mono Department in Benin

Chercheure : Maïté Kervyn de Lettenhove
Promotrice : Andreia Lemaître
La thèse porte sur les logiques socio-économiques développées par les petits entrepreneurs ruraux dans la conduite de leurs activités génératrices de revenus. S’inscrivant dans la tradition de la littérature sur l’économie populaire (qui permet une prise en compte d’un « acteur populaire » doté d’une rationalité propre, différente de la logique marchande implicitement imputée à toute entreprise génératrice de revenu), en la croisant avec la littérature sur les segments du secteur informel, l’objectif de la thèse est, à partir de données originales (quantitatives et qualitatives) récoltées dans le département du Mono au Bénin, de poser les bases pour développer une typologie plus fine et complexe desdites microentreprises du secteur informel.